La colère ne se limite pas à une émotion passagère, avertissent les scientifiques. Les chercheurs expliquent qu’elle peut fragiliser le système cardiovasculaire et accroître le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). Les résultats mettent en évidence des mécanismes biologiques précis qui méritent une attention particulière.
Le docteur Martin Juneau, cardiologue à l’Institut de Cardiologie de Montréal, souligne que : « La colère affecte la santé des vaisseaux sanguins en nuisant à leur capacité de dilatation », explique-t-il. Cette altération réduit la circulation sanguine et augmente la probabilité d’un infarctus.
Le professeur Daichi Shimbo, spécialiste en médecine cardiovasculaire à l’Université Columbia, précise : « Un bref épisode de colère peut diminuer la capacité des vaisseaux sanguins à se détendre », affirme-t-il. Ce phénomène favorise l’athérosclérose, qui constitue un facteur majeur de maladies cardiaques et d’AVC.
La chercheuse Elizabeth Mostofsky, de l’Université Harvard, rappelle : « Nos analyses montrent que le risque d’infarctus ou d’AVC augmente nettement dans les heures qui suivent un accès de colère », souligne-t-elle. Ses travaux confirment que l’émotion agit comme un déclencheur immédiat sur un organisme déjà vulnérable.
Les experts observent que la gestion des émotions, notamment par des techniques de relaxation, de respiration ou de soutien psychologique, doit être considérée comme une mesure essentielle de prévention cardiovasculaire. La colère, lorsqu’elle s’installe ou se répète, devient un véritable danger pour le cœur et le cerveau, alertent les chercheurs.
Guy Muderhwa
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