La République démocratique du Congo s’installe au cœur de la diplomatie mondiale. En juillet 2026, Kinshasa présidera le Conseil de sécurité des Nations unies, après la Colombie en juin et avant le Danemark en août. Cette présidence mensuelle, attribuée selon l’ordre alphabétique anglais, offre au pays une tribune unique pour défendre ses priorités et affirmer son poids sur la scène internationale.
Un retour historique
La RDC siège comme membre non permanent pour la période 2026-2027, plus de trente ans après sa dernière participation. L’élection de juin 2025, remportée avec 183 voix sur 187, a marqué un soutien massif de la communauté internationale. Kinshasa revendique ce mandat comme une opportunité pour porter la voix de l’Afrique et mettre en avant les défis sécuritaires de la région des Grands Lacs.
Les propos des responsables
Noëlla Ayeganagato Nakwipone, vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré à New York : « La RDC exercera cette présidence avec pleine conscience de la responsabilité que lui confie la communauté internationale ». Elle insiste sur la volonté de Kinshasa de renforcer la coopération entre les membres africains du Conseil, les A3, et de promouvoir une approche concertée face aux crises.
Zenon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès de l’ONU, souligne : « Notre pays ne vient pas seulement occuper un siège, il vient défendre une vision. La paix dans l’Est du Congo et la stabilité régionale doivent devenir des priorités mondiales ».
Les attentes de la communauté internationale
Certains analystes africains voient dans cette présidence une occasion de repositionner la RDC comme acteur diplomatique majeur. Cédric Botela, éditorialiste congolais, affirme : « Kinshasa doit utiliser cette tribune pour rappeler que la guerre dans l’Est ne concerne pas seulement le Congo, mais toute la sécurité internationale ».
Du côté des Nations unies, plusieurs diplomates saluent le retour du pays. Un haut fonctionnaire onusien confie : « La RDC incarne les défis contemporains de la paix et de la sécurité. Sa présidence peut donner un souffle nouveau aux débats sur la réforme du Conseil ».
La présidence congolaise du Conseil de sécurité en juillet 2026 ne se limite pas à un exercice protocolaire. Elle représente une chance pour Kinshasa de transformer son combat national en cause internationale.
Guy Muderhwa
Q. Himbi, Commune de goma, Ville de Goma, Province du Nord Kivu, République Démocratique du Congo
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