L’obésité ne se résume pas seulement à un manque d’activité physique. Elle raconte souvent une histoire plus profonde, celle des blessures précoces qui façonnent le rapport au corps et à la nourriture. Les chercheurs s’attèlent de plus en plus sur un constat selon lequel les traumatismes vécus dans l’enfance ouvrent la voie à l’obésité à l’âge adulte.
Le professeur Alain Dubois, endocrinologue, affirme que « le stress chronique lié aux violences précoces dérègle le système hormonal et favorise le stockage des graisses ». Son approche met en avant la biologie qui affirme que l’enfant exposé à des abus développe une hyperactivité du cortisol qui persiste et alimente la prise de poids.
La psychologue clinicienne Marie Lefèvre insiste sur la dimension émotionnelle. « Beaucoup de patients utilisent la nourriture comme refuge face à l’angoisse », explique-t-elle. Son idéologie repose sur la notion de compensation affective selon laquelle manger devient une manière de combler un vide intérieur.
Le psychiatre Jean-Paul Renard souligne l’impact des troubles anxieux. « L’anxiété née de l’insécurité familiale pousse vers des comportements compulsifs », dit-il. Il défend l’idée que l’obésité traduit une tentative de régulation émotionnelle par des moyens corporels.
La sociologue Claire Martin met en avant le rôle du contexte social. « Les enfants issus de milieux instables rencontrent plus de difficultés à construire une relation saine avec leur corps », analyse-t-elle. Son approche relie les traumatismes et les inégalités sociales qui aboutisent au résultat qui confirme que l’obésité devient le miroir d’une fragilité collective.
Le nutritionniste Hassan El Mansouri insiste sur l’éducation alimentaire. « Les traumatismes perturbent l’apprentissage des habitudes de vie », explique-t-il. Il défend une idéologie pédagogique qui soulève que l’enfant qui grandit dans un environnement chaotique n’acquiert pas les repères nécessaires pour gérer son alimentation.
La neurobiologiste Sophie Bernard met l’accent sur les circuits cérébraux. « Les expériences douloureuses modifient la plasticité neuronale et influencent la régulation de l’appétit », affirme-t-elle. Son approche repose sur la science du cerveau qui fait savoir que les traumatismes laissent une empreinte biologique durable.
Enfin, le médecin de santé publique David Kamara rappelle l’importance de la prévention. « L’obésité adulte reflète souvent des blessures que la société n’a pas su protéger », déclare-t-il. Son idéologie se fonde sur la responsabilité collective selon laquelle protéger l’enfance revient à protéger la santé future.
Les experts proposent de combiner les thérapies psychologiques, l’accompagnement nutritionnel et les politiques de protection de l’enfance.
Guy Muderhwa
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